SOIREE CONTES ET EXPOSITION DANS L'ATELIER
(23 bis rue Laurent Tourneur à St Jean d'Angély)
LE VENDREDI 23 SEPTEMBRE
à partir de 20 heures.
SOIREE CONTES ET EXPOSITION DANS L'ATELIER
(23 bis rue Laurent Tourneur à St Jean d'Angély)
LE VENDREDI 23 SEPTEMBRE
à partir de 20 heures.
A l'ELDORADO, cinéma théâtre de ST PIERRE D'OLERON,
du 1er au 18 Septembre 2011.
Vernissage le 2 à partir de 18H.
"marcher". 2009. technique mixte sur toile.
"Si je pouvais croquer la terre entière
Et lui trouver du goût,
Et si la terre était une chose à croquer,
J'en serais plus heureux pour un moment...
Mais moi ce n'est pas toujours que je veux être heureux.
Il faut bien être de temps à autre malheureux
Afin de pouvoir être naturel...
Ce n'est pas tous les jours qu'il fait soleil,
Et la pluie, quand elle manque terriblement,on la demande.
C'est pourquoi je prends le malheur avec le bonheur
Naturellement, comme qui ne s'étonne point
Qu'il y ait montagnes et plaines
Ainsi qu'herbes et rochers...
Ce qu'il faut c'est être naturel et calme
Dans le bonheur comme dans le malheur,
Sentir comme l'on voit,
Penser comme l'on marche,
Et lorsqu'on va mourir, se rappeler que le jour meurt,
Et que le couchant est beau et belle la nuit qui se fait...
Et que si ainsi sont les choses, c'est que les choses sont ainsi."
Fernando Pessoa, dans" le gardeur de troupeaux" d'Alberto Caeiro.
"La fuite". Technique mixte sur
bois. diamètre 130 cm.
"l'identité",
technique mixte sur toile. 90 x 130 cm. 2007.Lorsque je regarde, avec toute la distance possible, ce que je fais, je vois une multiplicité de tentatives pour accéder à une sorte "d'image" intangible qui m'occupe... avec en son centre l'Homme en marche, matière dans la matière. Mais il marche, obstinément, cet "Homme" de terre et de sang. Tous les moyens sont bons pour cerner les contours de celui-ci, dans le champ étroit du tableau.
Et laisser libre court à "l'intuition", à la matière, au geste... laisser venir les choses, accepter le hasard, en jouer... pour qu'au final il y ait la sensation, ou bien la vie... et non pas l'idée,et non pas l'image... ne pas peindre une image, donner corps à l'idée sans idée préconçue.
Et jeter là soudain un trait noir dans l'argile, et poser là une ligne frêle dans le bleu du ciel, et laisser libre court au glissement de l'eau, et imprimer la trace d'une main, et puis poser soudain avec application le trait félin du pinceau.
Saisir d'un geste un regard éloigné, une absence furtive, un geste révolté, un corps lourd dans la lumière, avec le ciel et l'eau, le feu, le vent, la terre, et puis le monde entier, dans l'énergie rapide du couteau, dans le pigment de la texture, une foule telle une vague, une main ravinée de couleurs, un homme comme un arbre, un arbre comme un corps...
Un ciel vertical, des pas lourds de glaise, un mouvement suspendu, une vague qui court ... immobilités verticales, oblique du mouvement: métaphysique sourde de "l'Homme" vivant, en marche dans son présent.
Donner de l'espace, donner du corps à la peinture.
Renvoyer violemment le spectateur à la vie.
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||