C'est ce que dit Francis Bacon lors d'un entretien avec David Sylvester, "...et plus je vieillis et plus il en est ainsi- toute peinture est accident. Aussi, je vois d'avance la chose dans mon esprit, je la vois d'avance, et pourtant je ne la réalise presque jamais comme je la prévois. Elle est transformée du fait même qu'il y ait peinture."
Laisser libre court, donc, à l'accident, à la matière, au geste...laisser venir les choses, accepter le hasard ,en jouer... pour qu'au final il y ait la vie...et non pas l'idée,et non pas l'image... ne pas peindre une image, donner corps à l'idée sans idée préconçue oserais-je dire...Bacon parle " d'échapper à une peinture illustrative" en laissant libre court à l'accident....voire à le provoquer, en se plaçant dans l'inconfort de "l'immaîtrisé", dans l'oubli de soi, de son histoire, de ses savoirs faire....
Et pourtant, dans ce laissez-aller, je suis là...peut-être jamais n'ai-je été autant là...paradoxe simple.
la vie se confond avec la peinture. Le discours? Il ne concerne pas la peinture, exclusivement. Elle est là, la peinture, choix préalable, pour donner sens à la vie.(?)Pas si mal. A qui que ce soit, cela ne porte préjudice. Dans ces temps préjudiciables, cela n'est pas si mal.
Libre. Je suis libre, dans cet espace étroit pour les autres, immense pour moi, de dire, tout. Comme je l'entends. Je souhaite, à chacun, à l'heure du "JT" ou bien à l'heure des "messes" synchronisées, de prendre son espace "d'accident". Prenez-le.
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